Banda Aceh

Banda Aceh reprend une image extraite d’un reportage télévisé sur l’intervention des secours français après le séisme et le tsunami de 2004. Un pompier français tient dans ses bras un homme indonésien âgé, en pleurs.
Le plan reproduit presque littéralement les codes de l’imagerie coloniale paternaliste : cadrage, geste protecteur, homme blanc en position d’autorité face à une personne représentée comme vulnérable et dépendante.
La peinture extrait et fige une image prise dans le flux continu du récit médiatique. En lui donnant une durée que la séquence ne permet pas, elle rend possible l’arrêt sur ce qu’elle montre et sur les représentations qu’elle véhicule. Ici, cet arrêt fait apparaître la persistance des codes de l’imagerie coloniale paternaliste dans le récit humanitaire contemporain.