Ces photographies de squelettes d’oiseaux exposés côte à côte au Jardin zoologique de Paris décomposent les différentes phases du vol. Une fois remontées en animation, ces positions figées recomposent un mouvement continu.
Le geste est simple, mais il inverse leur condition. Des corps morts, immobilisés et exposés pour toujours, se remettent à voler. La boucle prolonge ce mouvement sans fin : elle leur rend une forme de vie tout en les condamnant à la répéter éternellement. La mort avait arrêté le mouvement ; l’image refuse cet arrêt, mais ne peut lui opposer qu’un recommencement infini.
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